Premières lignes | #3 » Player One

premières lignes

En ce dimanche, je vous retrouve par habitude pour notre rendez-vous du jour, Premières lignes, instauré par Ma Lecturothèque. Le principe de ce rendez-vous est tout simple. Il suffit de citer les premières lignes d’un livre qu’on a lu et de le présenter sur le blog. Un résumé, c’est cool. Mais les prémisses de l’histoire? N’est-ce pas encore mieux? (Pis moi, j’avoue que j’y vais un peu fort sur les premières lignes aha!)

Pour cette 3e édition, je vous propose les premières lignes de Player One écrit par Ernest Cline. La bande-annonce vient tout juste de sortir alors, restons dans le thème! Et ça profite aux curieux qui voudraient peut-être mettre la main sur le roman avant ou après avoir la sortie de l’adaptation le 30 mars 2018.

Les gens de mon âge se souviennent tous de l’endroit où ils se trouvaient et de ce qu’ils étaient en train de faire lorsqu’ils ont entendu parler du concours pour la première fois. Moi, j’étais dans ma planque et je regardais des dessins animés lorsque le bulletin d’informations était tombé, interrompant mon flux : James Halliday était mort pendant la nuit.

Je savais qui était Halliday. Comme tout le monde. C’était lui qui avait conçu l’OASIS, l’énorme plateforme multijoueur en réseau à l’origine du système de réalité virtuelle mondial dont la plus grande partie de l’humanité se servait désormais au quotidien.

Je n’ai pas tout de suite compris pourquoi les médias accordaient tant d’importance à la mort du milliardaire. Après tout, les Terriens avaient bien d’autres soucis : la crise énergétique qui n’en finissait pas, le désastre du changement climatique, la famine, partout la pauvreté et la maladie, et puis une bonne demi-douzaine de guerres en cours. Comme on dit, « chiens et chats ne font pas bon ménage… », et c’était l’hystérie générale. D’habitude, les infos n’interrompaient pas les sitcoms et autres séries interactives à moins que quelque chose de vraiment grave soit arrivé, comme une nouvelle épidémie virale mortelle, ou la disparition d’une grande ville sous un champignon atomique. Des trucs énormes dans ce goût-là. Halliday était certes célèbre, mais sa mort ne méritait pas plus qu’un court reportage au journal du soir pour que la plèbe puisse secouer la tête avec envie au moment où les journalistes annonceraient le montant obscène qu’allaient toucher les héritiers du riche défunt.

Mais c’était justement là que ça coinçait. James Halliday n’avait aucun héritier. Il était mort à soixante-sept ans, toujours célibataire, sans aucun parent encore en vie et, d’après la plupart des témoignages, sans amis. Il avait choisi de passer les quinze dernières années de sa vie coupé du monde et, si l’on en croit la rumeur, ça l’avait rendu complètement marteau.

C’est pourquoi en cette matinée de janvier, la vraie nouvelle qui décoiffait, celle que tout le monde attendait de Tokyo à Toronto en chiant dans son froc, c’était le contenu des dernières volontés de Halliday, et ce qui allait advenir de son immense fortune.

Ce roman, c’est une pépite! Si vous aimez la Science-fiction, la réalité virtuelle, les dystopies, les énigmes, la culture pop des années 80, les jeux vidéo, c’est pour vous.

Moi, je vous dis comme toujours… À bientôt!

Trouvez-le sur… Les Libraires // Goodreads

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s